Josée Gallant



Le stage de travail de Josée Gallant au cours de l'été 2005 lui a ouvert les yeux à plusieurs niveaux. D'abord, elle s'est rendue compte que bon nombre de gens à l'Île vivent difficilement et qu'il y a encore un long chemin à parcourir pour éliminer la pauvreté et pour s'assurer que tous puissent vivre en sécurité et en bonne santé.


Elle a aussi vu de ses propres yeux, grâce à l'intervention du programme PERCÉ IPE, que sa province lui offre plusieurs possibilités d'emploi. « À l'Île, il y a une place qui me revient dans mon champ d'activité, » affirme-t-elle. « Je veux voyager pendant quelques années, mais je désire certainement revenir à l'Île. »


Josée a d'abord étudié à la Cité collégiale d'Ottawa en techniques de travail social. Elle s'est ensuite rendue à l'Université d'Ottawa pour compléter sa maîtrise en  travail social.


Pendant l'été 2005, grâce à sa participation au programme PERCÉ IPE, elle a eu l'occasion de collaborer avec l'Association des femmes acadiennes et francophones de l'Î.-P.-É. (AFAFIPE), qui travaille beaucoup au niveau de la justice sociale des femmes et de la population en général. Par l'entremise de ce travail, elle a pu se familiariser et travailler auprès de plusieurs autres organismes, y compris le P.E.I. Rape Crisis Centre, la Société canadienne du SIDA et Cap enfants à Wellington.


« Pendant mon séjour à l'AFAFIPE, j'ai aidé à élaborer et effectuer une étude auprès des femmes francophones au niveau provincial sur les conditions de travail et la façon de favoriser un équilibre entre la vie familiale et la vie professionnelle, » explique Josée. « J'ai aussi travaillé sur le dossier de la violence familiale et la santé. Le tout a été vraiment intéressant. » 


Elle a accompagné la directrice générale, Colette Arsenault, à des réunions de divers regroupements, y compris le P.E.I. Council on the Status of Women, l'Institue Cooper et le Groupe de travail pour un revenu décent. « Par l'entremise de ces comités, j'ai pu rencontrer bon nombre de gens dans mon domaine. J'ai connu plusieurs organismes et j'ai appris à propos de certaines occasions éventuelles de travail, ce qui m'a ouvert plusieurs portes. Cela m'a aussi donné la chance de connaître mes propres habiletés et de me motiver à progresser. »


Elle a eu l'occasion de discuter bien des sujets du domaine de la justice sociale avec la directrice générale. « Cela m'a donné la chance de développer une pensée critique et d'être plus consciente des événements véritables que vivent les femmes et la population en général. En gros, cela m'a confirmé que le domaine dans lequel j'étudie est le bon. »


Depuis le mois de juillet 2007, elle est à l'emploi du gouvernement de l‘Île-du-Prince-Édouard, soit au sein de la division du Service à l'enfance et à la famille, dans la région de Prince Est comme  enquêteuse responsable de la protection de l'enfance.


« C'est un bon endroit pour commencer ma carrière parce que je peux vraiment connaître une gamme de services avec lesquels les familles peuvent s'associer, Je suis aussi vraiment bien située pour apprendre à connaître tous les autres services et les partenaires avec qui on collabore. »


« PERCÉ IPE m'a donné une bonne expérience concrète de travail dans mon domaine d'intérêt, » explique-t-elle. « Ce programme m'a branché avec les partenaires clés. Mon stage m'a aussi donné une occasion, avec l'AFAFIPE, de faire connaissance de plusieurs organismes qui luttent contre la pauvreté et la violence faite aux femmes et aux enfants. »


Le stage lui a aussi donné l'occasion de faire un projet d'entrevue, donc elle a apprit des techniques de travail pour faciliter ce genre de tâche. Pendant qu'elle développait ces habilités, elle ne se rendait guère compte de l'importance que celles-ci aurait bientôt dans sa carrière de travail. « Avec mon travail actuel, je fais beaucoup d'entrevus avec les enfants et les familles, donc j'utilise de quotidiennement les habilités apprises pendant mon stage. »


L'expérience du Programme PERCÉ IPE lui a aussi permis d'explorer le marché de travail insulaire. « C'était une bonne manière de voir, de me rendre compte qu'il y a vraiment des emplois dans mon domaine à l'Île. »